Sandra Wassink
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Saviez-vous que le gaz naturel est inodore ? Je l'ignorais… Je lui ai toujours trouvé un parfum pénétrant de soufre. Eh bien, il s'avère que cette odeur pénétrante est volontairement ajoutée au gaz naturel. Nous allons voir pourquoi.

Le gaz naturel étant par nature inodore et combustible, les autorités exigent l'application de certaines mesures de sécurité. De nombreux pays ont établi des règles de sécurité sur la manière de traiter le gaz naturel et sur les gaz qui ont besoin d'être odorisés. Ces règles sont principalement imposées par le ministère en charge de la santé et de la sécurité.

Qu'en est-il de l'odorisation du gaz naturel ?

Telle est la question que nous nous posons aujourd'hui. Pourquoi le gaz a-t-il une odeur alors qu'il est inodore par nature ? C'est là qu'intervient l'odorisation du gaz.

L'odorisation du gaz naturel a pour vocation de nous avertir en cas de fuite. L'idée est que l'on puisse sentir le gaz en sa présence. En effet, une présence trop importante de gaz peut entraîner une explosion.

Comme illustré par l'image, la LIE (limite inférieure d'explosivité) et la LSE (limite supérieure d'explosivité) sont des notions essentielles. Si la concentration de la substance combustible présente dans l'air est trop faible (< LIE), aucune combustion ne se produit. Si le mélange est trop riche (> LSE), la quantité de gaz dans l'air est trop importante et une combustion seulement partielle se produit. Les gaz deviennent dangereux lorsque les concentrations se situent entre la LIE et la LSE. C'est pourquoi il est capital que l'on puisse sentir le gaz à temps, c'est-à-dire avant que la concentration soit trop élevée et dépasse la LIE.

Par conséquent, les règles de sécurité stipulent que le gaz naturel doit être détectable à une concentration de 20 % de la LIE, ce qui se fait par l'odorisation. Il va sans dire que l'odeur utilisée dans le gaz n'est pas dangereuse pour la santé.

Quand une odeur est-elle ajoutée à un gaz ?

Cela dépend du type de conduite de gaz. Il faut distinguer entre « conduites de distribution » et « conduites de transmission ».
Les conduites de distribution du gaz naturel relèvent des services publics locaux et incluent les conduites principales et les conduites de service, pour le gaz commercialisé et utilisé dans un environnement domestique, par exemple. Toutes ces conduites de distribution doivent être odorisées. Pour les conduites de transmission, la réglementation précise quand il convient d'odoriser le gaz.

schéma LIE et LSE

Illustration de la LIE (limite inférieure d'explosivité) et de la limite supérieure d'explosivité (LSE)

THT, tétrahydrothiophène

De nombreuses substances odorantes différentes sont disponibles pour l'odorisation, tels que le tétrahydrothiophène (THT) et le mercaptan. Le choix d'une substance odorante dépend des propriétés du gaz à odoriser, de l'agencement des conduites, des conditions ambiantes, etc. Le tétrahydrothiophène, ou THT, a une odeur distinctive. Dans des conditions ambiantes, le THT est un liquide volatil incolore doté d'une odeur désagréable.

Alimentation contrôlée en THT par le biais de régulateurs de débit massique

Bronkhorst a pu élaborer une solution pour un client néerlandais souhaitant ajouter du THT à son biogaz. Le biogaz était généré à partir de la décomposition anaérobie de matières organiques, traité pour obtenir la qualité de gaz naturel et injecté dans les conduites de gaz naturel néerlandaises. Étant donné qu'aux Pays-Bas, le gaz naturel commercial doit contenir au moins 18 mg de THT par mètre cube de gaz, le processus de l'ajout de THT au gaz commercial devait être des plus précis.

débitmètre Corilois ATEX zone 1

Débitmètre Coriolis ATEX zone 1

L'approche traditionnelle de l'ajout de THT consiste à employer une pompe et une cylindrée fixe. Toutefois, l'injection discontinue de faibles débits de gaz par une pompe peut entraîner le risque qu'il reste du THT liquide dans les conduites de gaz. Le THT risque de ne pas bien se mélanger avec le gaz et de présenter une concentration inadéquate. Il est donc largement préférable d'avoir une injection de THT homogène. Le THT est en outre une substance odorante relativement coûteuse, ce qui rend d'autant plus préférable la précision de son dosage.

Une meilleure solution consistait ici à associer une pompe et un régulateur de débit massique Coriolis, en l'occurrence le régulateur de débit massique de la série mini CORI-FLOW™. Les instruments Coriolis permettent de doser de manière à la fois continue et précise.

Pour l'application complète, vous pouvez télécharger notre note d'application.

Zones dangereuses

Il convient de prendre en compte la classification de la zone. Les gaz étant en principe explosifs, la zone environnante est très souvent classée comme zone dangereuse. Les classifications les plus communes (en Europe) sont les zones ATEX 1 ou 2. Il suffit de vous assurer de choisir les matériaux appropriés.

Pour des solutions telles que les processus d'odorisation au THT, Bronkhorst offre des solutions classées ATEX / IECEx zone 1 et zone 2. Notre débitmètre massique mini CORI-FLOW Exd pour applications en zone 1 est le résultat d'une collaboration avec l'un des principaux fabricants du monde de protections contre les explosions, Electromach, membre du Groupe Technologique R.STAHL.

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