James Walton
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L'histoire de la chromatographie est longue et intéressante. Discuter d'un sujet aussi vaste est un véritable défi. C'est à juste titre un sujet réellement passionnant. Il est fort probable que nous n'abordions pas des domaines de la chromatographie que des personnes considèrent comme étant essentiel. Nous parlerons par exemple ici de la chromatographie en phase liquide (CPL ou liquid chromatography en anglais), jugeant qu'il serait trop long d'aborder également la chromatographie en phase gazeuse (CPG ou GC pour Gas Chromatography en anglais) suffisamment en détails.

Avant que nous entrions dans le sujet, si vous avez des compléments d'informations ou des corrections, n'hésitez pas à nous en faire part. Nous sommes ouverts à tous commentaires d'experts de tous secteurs d'activité et susceptibles d'accroître nos connaissances dans ce domaine.

Plusieurs types de chromatographie ont été développés depuis le milieu du XIXème siècle. Commençons par l'étymologie : la chromatographie signifie « écriture des couleurs » et était au départ utilisée pour séparer des pigments de plantes, tels que la chlorophylle (de couleur verte) et les caroténoïdes (de couleur orange et jaune). Néanmoins, on s'est vite aperçu que cette méthode pouvait être utilisée dans un vaste éventail de procédés de séparation et de nouvelles formes de chromatographie ont été développées à partir des années 40.

Pour les solutions analytiques modernes que nous abordons ici, de la CLHP à la CPG et à la CFS, nous disposons d'un instrument que l'on utilise actuellement et qui permet d'exploiter tout le potentiel des instruments analytiques finis. Nous avons fourni des solutions destinées à des applications pour liquide et gaz, en utilisant la technologie de débit massique thermique pour permettre aux industriels d'atteindre leurs objectifs finaux et de répondre aux attentes de leurs clients.

En tant que fournisseurs de solutions, nous entretenons des relations avec les plus grands fabricants à l'échelle mondiale. Dans ce partenariat sur lequel est basée cette collaboration, notre rôle est de fournir une expertise en matière de débit. Nous avons pour objectif de leur proposer des solutions d'avenir en étant continuellement à l'écoute du marché et en anticipant les tendances futures.

La chromatographie liquide à haute pression (CLHP ou HPLC pour High Pressure Liquid Chromatography en anglais) est l'une de ces techniques.

Système HPLC

Dessin schématique d'un instrument HPLC typique.

CLHP signifie chromatographie liquide haute performance (mais l'abréviation anglaise HPLC est le plus souvent utilisée). C'est une technique pour séparer et permettre à l'utilisateur de quantifier différents composés. On utilise une pompe à haute pression pour pousser le solvant (éluant) dans une colonne. L'interaction entre les composés et le matériau de la colonne (adsorbant) permet la séparation des différents composés. À partir de là, on peut analyser le temps nécessaire pour éluer le composé ou la quantité du composé détecté.

Régulation du débit d'un système HPLC liquide

Schématisation de nos instruments installés dans le système HPLC

UPLC signifie Ultra High Performance Liquid Chromatography en anglais. Il s'agit de la chromatographie en phase liquide à ultra haute performance qui est une version spéciale de l'HPLC. Par rapport à l'HPLC, les colonnes utilisées pour l'UPLC contiennent des particules de taille plus petite (2 µm pour l'UPLC contre 5 µm pour l'HPLC), ce qui se traduit par une meilleure séparation des composés. Pour l'UPLC, la pression de la pompe peut atteindre jusqu'à 100 MPa au lieu de 40 MPa pour l'HPLC.

Pour certaines applications, l'UPLC a permis d'améliorer considérablement la chromatographie. Les temps d'exécution sont bien plus courts et l'analyse peut ainsi être très rapide. UPLC est l'abréviation la plus couramment utilisée pour cette technologie, mais il s'agit toutefois d'une marque déposée de l'une des principales entreprises spécialisées dans ce domaine. Officiellement cette technologie s'appelle chromatographie liquide à ultra haute performance CLUHP (UHPLC pour Ultra High Performance Liquid Chromatography en anglais).

La dernière tendance que nous aborderons aujourd'hui est la CFS, c'est-à-dire la chromatographie à fluide supercritique (ou SFC pour Supercritical Fluid Chromatography en anglais). C'est une méthode récemment introduite issue des dernières recherches permettant d'utiliser le CO2 en phase supercritique (état fluide) comme solvant d'extraction. Le coût des solvants chimiques utilisés comme phase mobile étant en constante augmentation, l'achat et l'élimination deviennent chaque année plus coûteux. Le développement d'un système qui utilise un solvant, tel que le CO2, capable de procéder à l'élution de différents composés avec l'effet d'un gradient simplement en ajustant et en contrôlant la pression peut contribuer à réaliser de formidables économies. Néanmoins, comme pour tout, la réduction des coûts doit bien entendu compenser les frais que représente l'installation d'un système de ce genre. Le jour où un tel investissement sera rentable approche à grand pas, mais pour le moment, l'utilisation du CO2 liquide comme solvant n'est pas encore largement répandue.

L'usage du CO2 liquide peut être un enjeu considérable et nous le prenons très au sérieux. Nos instruments Coriolis et EL-PRESS offrent une solution idéale pour cette application. Ils permettent en effet une régulation du débit et de la pression sans nécessiter un système à base thermique qui affecterait l'intégrité du système.

L'industrie est en constante évolution, une évolution que nous surveillons de très près.